Voyager (seule) en Turquie : récit et conseils

Après ma découverte d'Istanbul, je suis partie sur les routes de la Turquie, mon sac sur le dos pour réaliser une boucle - Izmir, Pamukkale, Selcuk, Dalyan, Patara, Antalya, Cappadoce - jusqu'à Ankara, le tout en 10 jours.


Voyager (seule) en Turquie : récit et conseils

Mon 1er conseil serait... de ne pas louer de voiture si vous voyagez seul(e). Distances longues (fatigue au compteur), essence chère, supplément "drop off" (ramener la voiture à un autre endroit que celui du départ), conduite et stationnement galère en ville... L'avantage principal, à savoir rouler en toute liberté, est moindre par rapport aux inconvénients. Foncez à l'aventure avec les transports locaux !


Bon ok, vous savez (à peu près) quand vous partez, un peu moins quand vous arrivez. Mais est ce que c'est si important que ça ? La Turquie est reine en terme de réseaux de bus. De grandes compagnies (Kamil Koçe, Pamukkale, Metro...) relient tout le pays, et on trouve un "otogar" dans chaque ville. Ce sont de vrais aéroports pour les plus plus grandes ! Guichets ouverts à toutes heures, snacks, taxi,... L'astuce : dès votre arrivée dans un otogar, allez de suite au bureau d'une compagnie pour acheter votre billet pour la destination suivante. Il n'y a que là que les horaires et prix sont fiables (oubliez internet), et vous serez ainsi sur de votre départ, billet en main.

Les bus, c'est le grand confort : un garçon de bord s'occupe des bagages, sert les encas/boissons, et c'est à lui qu'il faut demander le code du Wifi (presque tous les bus en ont à bord). C'est une solution économique et assez confort mais pourtant peu utilisée par les touristes (j'étais à chaque fois la seule étrangère dans le bus) : les garçons de bord ne parlent donc pas anglais. Une fois à destination, si vous souhaitez aller dans un endroit plus reculé, aucun problème grâce aux dolmüs (minibus - prononcer "Dolmouche") qui assurent en continue des liaisons entre les villes et les points d'intérêts. Ils sont faciles à repérer, les chauffeurs scandent tous (en même temps...) le nom de leur destination à l'otogar dès qu'un bus débarque des passagers...


Le Taxi : Les chauffeurs sont menés par un chef de groupe, qui manage une flotte, et décide qui va vous conduire et à quel prix. C'est avec lui qu'il faut négocier la course (et non avec le chauffeur), AVANT de l'effectuer. Pour ne pas se faire avoir : se renseigner avant (auprès d'une agence de voyage du coin, d'un guichet de bus...) du tarif, à peu près, de votre course. Puis aller à la borne taxi, où l'on vous donnera forcément un prix plus élevé. Imposez le votre. Ne choisissez jamais une course au "taximètre", qui sera forcément plus chère.


De manière générale, ne vous aventurez pas dans un restau/snack ou des boutiques où les prix ne sont pas affichés. Car ceux ci changent, selon la tête du client... On commence par vous demander votre nationalité, et le prix du kebab peut aller du simple au double selon d'où vous venez. Il vaut donc mieux manger dans des endroits où les prix sont marqués pour éviter les mauvaises surprises. Pour vos achats dans les échoppes, négociez sur la base d'un prix lui aussi indiqué, sinon vous négocierez dans le vide...


Achetez TOUJOURS votre eau dans une échoppe, après avoir vu la bouteille dans un frigo et constaté qu'elle était bien neuve/fermée (et fraiche, of course). On trouve des vendeurs avec des bouteilles dans des seaux à glaçons à tous les coins de rues. Mais, le soir, les milliers de bouteilles jetées sont récupérées dans les poubelles, puis remplies, rebouchées, avant d'être revendues dans la rue par des gamins. Comptez 1LT (0,33ct d'euro) pour 0,5L dans les villes / lieux touristiques, mais à peine plus d'1LT pour 1L dans les supérettes.