Ces choses que je n'achète plus...

... voir même, que je n'ai jamais acheté. ...ou que j'ai remplacé par un équivalent plus "durable". Pour en savoir un peu plus sur ma démarche et ma façon de consommer, je vous invite à lire les articles Une vie d'occasion et Comment réduire ses déchets en voyage.

Moins acheter et/ou acheter mieux relève d'une vraie démarche vers le minimalisme, en essayant de se débarrasser de l'encombrant, pour n'avoir avec soi que des choses utiles, qui ont une fonction. Je n'inclus pas les souvenirs et les objets "sentimentaux", qui ont une valeur à nos yeux, et donc importants à garder selon l'appréciation de chacun.


Pour en savoir un peu plus sur ma démarche et ma façon de consommer, je vous invite à lire les articles Une vie d'occasion et  Comment réduire ses déchets en voyage.  Moins acheter et/ou acheter mieux relève d'une vraie démarche vers le minimalisme, en essayant de se débarrasser de l'encombrant, pour n'avoir avec soi que des choses utiles, qui ont une fonction. Je n'inclus pas les souvenirs et les objets "sentimentaux", qui ont une valeur à nos yeux, et donc importants à garder selon l'appréciation de chacun.

Voici une liste non exhaustive et en désordre des choses que je n'achète plus... ou que je me procure différemment.


La lessive

C'est simple, je n'ai jamais acheté un bidon de lessive de ma vie.

Depuis plusieurs années, je me procure de la lessive de plusieurs manières : soit je la fabrique moi même, soit je la troc.

Quand je la fabrique : j'ai une recette de lessive liquide classique, et une autre de lessive en poudre, les 2 sont à base de copeaux de savon de marseille (et d'autres ingrédients, selon).

Quand je troc : la lessive fait partie des essentiels du quotidien, donc quand j'effectue un troc, je demande en priorité si la personne a de la lessive. Une fois j'ai eu une boite de dosettes "pods", une fois un bidon classique, une autre un bocal de lessive faite maison... Cela depend, il ne faut pas être trop exigeant quand on troc.


Les cotons démaquillants jetables

Je n'en ai jamais acheté non plus (ni de démaquillant d'ailleurs). Comme je ne me suis jamais beaucoup maquillé, la question du démaquillage ne m'est jamais venue à l'esprit.

Je me contente occasionnellement d'une BB crème teintée et d'un coup de mascara, c'est tout. La plupart du temps, je n'ai rien du tout, je laisse ma peau respirer.

Quand il m'arrive de mettre du rouge à lèvre, là, je prends le temps de l'enlever bien sur. Pour cela j'utilise un coton réutilisable tout doux, que j'humidifie à l'eau chaude, je frotte, et c'est tout ! Il a 2 faces soyeuses, peut être utilisé plusieurs fois avant de passer en machine. Et rien de mieux que de l'eau chaude, il n'y a besoin d'aucun produit.


Le gel douche

Cela fait plusieurs années que je n'achète plus de gel douche liquide. Après le test de plusieurs solutions, nous avons trouvé un compromis avec Monsieur H. sur l'utilisation de pain de savon solide. J'en achète majoritairement sans emballage, à l'épicerie en vrac, à la biocoop, ou bien parfois directement auprès des fabricants que ce soit la marque "slow cosmétique" Gaiia ou localement autour d'Angers avec les "savons Zebulles".

J'ai mis uniquement gel douche et car pour les cheveux, j'alterne entre du shampoing solide et du shampoing liquide, en faisant attention à la marque et la composition.


Les cotons tiges

L'arrêt des cotons tiges il y a plusieurs années a marqué le début de ma transition vers une salle de bain "zero dechet". L'objectif à ce moment là, c'était de supprimer la poubelle de cette pièce, et donc de n'avoir rien de jetable ou à usage unique dans la salle de bain. Il faut savoir que ce petit bâtonnet ouaté en plastique est dans le top 10 des déchets les plus présents dans les océans.

L'alternative la plus simple aux cotons tiges que j'ai trouvé, c'est l'oriculi (cure-oreille japonais), un petit morceau de bois réutilisable (à vie !) avec un bout légèrement incurvé. Pendant que des millions (milliards ?) de cotons tiges étaient utilisés, j'en suis à mon 2ème oriculi en 5 ans (le bout du 1er s'est cassé...). Et ça coute 4€... économique et écologique.


Les protections hygiéniques jetables

Un sujet encore malheureusement "tabou", n'en déplaise, pas de complexe à vous partager que toutes les femmes ne peuvent utiliser toutes les mêmes protections, et qu'il est parfois difficile de concilier confort, environnement et coût. En 2018, 6 milliards de tampons ont été achetés rien qu'aux Etats-Unis, et au cours de sa vie une femme utilise entre 10 000 et 15 000 serviettes et tampons, qui pour la plupart, finiront leur voyage en tant que déchet plastique. Un désastre pour l'environnement et aussi un coût important : selon l'association "règles élémentaires", 1,7 million de femmes sont victimes de précarité menstruelle en France, c'est à dire l'inégalité d'accès à ces produits d'hygiène, notamment pour des raisons financières. Cet article du Monde explique très bien cette problématique : combien coutent les règles dans la vie d'une femme ?

Il existe aujourd'hui de nombreuses alternatives aux "protections jetables" : depuis quelques années, la cup menstruelle a progressivement fait son chemin comme protection durable. Plus récemment, les culottes menstruelles ont fait leur apparition, de nombreuses marques se lancent pour sortir des produits qui soient confortables et aillent à toutes les femmes. Enfin, nombreuses sont celles qui se sont tournées vers les serviettes réutilisables, en tissu. Toutes ces innovations sont une vraie chance pour ma génération et les suivantes.


Le vernis à ongles (et le dissolvant)

J'ai porté du vernis non stop pendant plus de 10 ans, sans quasiment jamais voir mes ongles nus. Donc forcément, j'avais une réserve d'une vingtaine de couleurs, et du dissolvant... Quand j'ai entamé ma transition vers le zero dechet, et notamment la partie "salle de bain", je me suis dit que le vernis serait ma seule exception à la règle, mon petit plaisir. Puis finalement, je me suis auto-censurée, sans me forcer, sans avoir l'impression de faire un "sacrifice insurmontable" : un jour j'ai pris le panier qui contenait tous les flacons et je l'ai juste donné, d'un coup. Et je n'ai plus jamais mis de vernis.


Des bouteilles d'eau

Encore autre chose que je n'ai jamais acheté... en FRANCE. Explications : je n'achète pas d'eau en bouteille dans mon quotidien, ça ne m'est jamais venu à l'esprit alors que l'on a la chance de vivre dans un pays où l'eau est potable, avec un gout "normal". J'ai donc toujours 2 carafes d'eau en verre au frigo, et quand je suis à l'extérieur de chez moi, j'ai une gourde. Mais... quand je voyage (et ça ne vous aura pas échappé que ça m'arrive), ça se complique. Quand l'eau du pays dans lequel je me rends est potable, pas de sujet, j'ai ma gourde, je remplis et basta. Quand l'eau du pays n'est pas potable, 2 solutions : globalement, je prends tout de même l'eau du robinet car ma gourde est filtrante (c'est la LifeStraw), et ça fonctionne. Mais souvent, il s'agit d'un pays très chaud ou très humide, et la nécessité de boire de l'eau fraiche emmène à acheter des bouteilles d'eau fraiches.


Les produits d'entretien

Je mets dans cette catégorie, tous les produits merveilleux stars des publicités : un pour les vitres, un pour la cuisine, un pour la salle de bain, un pour le sol, un pour... BREF. Je n'ai même pas souvenir d'avoir déjà acheté ça. Faire croire que l'on a besoin d'un produit pour chaque usage est assez dément, alors que les compositions sont globalement les mêmes. Vous constituer un petit nécessaire de ménage à base de produits simples n'en sera que plus économique, plus efficace et plus respectueux de l'environnement. Pour ma part, pour faire le ménage dans tout l'appartement, j'ai : du bicarbonate, du vinaigre blanc, de l'acide citrique et du savon noir liquide. Et c'est tout ! Chaque ingrédient a une fonction, et peut être mélangé à d'autres de ces ingrédients pour d'autres fonctions. Les combinaisons sont nombreuses, et couvrent largement tout ce qu'il y a à nettoyer dans un logement.


L'essuie tout

Je ne comprends pas la fonction de ce bout de papier ultra fin, qui sert un quart de seconde pour essuyer une goutte, avant de finir à la poubelle. Il y a des éponges et des chiffons pour ça non ? Je trouve l'alternative à cela vraiment rapide et facile à faire.

Cela nécessite d'avoir un petit stock de tissus lavables oui, et pour ça rien de plus simple. Pour ma part j'ai : des manches de tshirt, des bouts de vieux torchons ou des bouts de serviette éponge. Vous découpez vos morceaux en de beaux carrés, et voilà une pile de lingettes réutilisables. Il suffit de les mettre en machine de temps en temps.


Le film plastique ou l'aluminium

Un peu pareil que le paragraphe précédent, je ne me suis jamais retrouvée dans une situation où j'ai eu "besoin" absolument d'avoir l'un ou l'autre. Je ne vois qu'une seule fonction au film plastique, à savoir recouvrir un reste de repas. Alors, j'ai peut être loupé une étape quelque part, mais je crois qu'un couvercle a la même utilité non ? Quand je fais des grandes quantités de nourriture ou que j'ai des restes, ils vont dans une boite en verre réfermable, tout simplement. Cependant, j'utilise depuis peu un substitut durable au film plastique : le bee wrap, une sorte de petite toile cirée réutilisable et lavable (à l'eau froide, sinon la cire fond), qui prend la forme du récipient. J'en ai un petit et un grand, ça me suffit.

Pour l'aluminium, je n'en ai jamais eu besoin, mais c'est surement selon sa façon de cuisiner. Si je fais quelque chose au four, je le met directement sur la plaque ou dans le plat. Il existe sinon des films en silicones lavables, mais je n'en ai même pas...


Les magazines

Avant, j'étais une grande consommatrice de magazines féminins et de cinéma. J'avais plusieurs abonnements, donc on peut dire que c'était une forme d'habitude pour moi de lire des magazines. Avec les années, je me suis sentie moins intéressée par le contenu, puis par le principe d'accumuler des journaux, lus une seule fois, et qui finissent à la poubelle après avoir été à peine feuilletés. Alors j'ai arrêté mes abonnements, et j'ai arrêté d'acheter des magazines. Une habitude que j'ai quitté en douceur et qui ne me manque pas :)


Les mouchoirs et serviettes en papier

Encore une chose que je n'ai jamais acheté, les mouchoirs en papier... Je dois avoir de la chance, je ne suis jamais enrhumée. Ça doit aussi être une question d'habitude parce que j'ai toujours vu mon grand père utiliser un mouchoir en tissu, et ma grand mère en coudre elle même et nous en offrir. Donc j'ai une pile de jolis mouchoirs cousus et brodés avec soin, mais je ne les utilise pas...

Pour les serviettes, je dis encore merci aux talents de couturière de ma grand mère : j'ai récupéré une très grande nappe, j'y ai découpé une dizaine de carrés et elle m'a cousu les doublures. Voilà comment se constituer un stock de serviettes en tissu, suffisant même quand on reçoit des invités à diner.


Les DVD

Gros changement pour les DVD (et CD), mais qui a été facilité par l'évolution des technologies et des modes de diffusion. Ne plus acheter de DVD est plus facile en 2020 qu'il y a 10 ans, car d'autres options s'offrent à nous. Je suis une grande cinéphile et j'ai acheté des DVD jusqu'à il y a encore 2-3 ans, uniquement d'occasion en revanche. Mais depuis, j'ai constaté qu'à part mes films vraiment favoris, je ne regardais pas la plupart de mes DVD. Alors, un peu à la façon Marie Kondo, j'ai fait un tri pour ne garder que les films qui m'apportaient de la joie et que je voulais vraiment garder en permanence. J'ai vendu / donné / troqué les autres. Depuis, j'ai pris un abonnement à la médiathèque, et je m'y rends régulièrement pour emprunter des DVD, que ce soit des nouveautés ou des films anciens. Il m'arrive aussi d'en regarder en streaming, même si c'est plutôt un usage que j'ai pour les séries plus que pour les films.


La papeterie

Dans cette catégorie, je mets tout ce qui est carnets, stylos, post it, agendas, feuilles, et autres fournitures de bureau. J'en avais des tonnes avant de faire un grand tri quand j'ai déménagé et que je me suis débarrassée en quantité de tout ça (j'ai tout donné à la ressourcerie). C'est assez dingue tout ce qu'on peut accumuler en fournitures, dans des tiroirs ou dans des boites, et dont on ne sert jamais.

Je n'ai gardé de ce tri que le minimum, et même si c'était il y a plusieurs années, je n'ai toujours pas eu besoin d'acheter de nouvelles fournitures. J'écris pourtant beaucoup, je travaille de chez moi, mais je réutilise beaucoup (les papiers par exemple), je récupère ou je troc quand j'ai besoin d'une chose.


Le papier cadeau

Je suis passée maitre dans l'art de récupérer du papier d'emballage pouvant servir de papier cadeau :) Que ce soit quand je reçois un colis à domicile, ou un même un cadeau, toute l'année je mets de côtés des papiers, que je réutilise plusieurs fois, jusqu'à ce qu'ils soient vraiment déchirés de partout. Il y a déjà tellement de papier partout, autant les récupérer et leur donner une 2ème vie (voir plusieurs autres) et une autre fonction.


La nourriture surgelée

Un grand cap pour moi. Ma transition au niveau alimentaire s'est fait forcément parallèlement à ma transition vers le zéro déchet (ou l'inverse). Quand on décide d'adopter un mode de vie plus minimaliste, plus respectueux de l'environnement, il est aussi souvent plus sain pour nous. Ma façon de manger et de cuisiner a donc complètement changé il y a quelques années, et j'ai troqué l'alimentation surgelée, que j'utilisais régulièrement, contre des produits frais et le fait maison. Il m'a fallu beaucoup de temps pour apprendre et pour changer ces habitudes. Mon alimentation est encore loin d'être parfaite, mais je n'ai plus acheté de produits surgelés depuis plusieurs années. On y gagne en gout et en santé ! :)